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Dimanche 24 janvier 2016, a eu lieu la 27ème édition du semi-marathon de Santa Pola dans la merveilleuse petite ville du même nom, en pays d’Alicante, ou prédomine le « parler » valencien. Santa-Pola c’est vu attribuer l’écolabel « pavillon bleu » et est réputée pour ses plages, ses salins, ses sites touristiques et autres activités sportives maritimes et aériennes, type Kitesurf.

Mais Santa Pola accueille également, depuis 27 années, une course type : le semi-marathon de Santa Pola a une renommée internationale et comptait cette année plus de 8000 « finishers ». Autant dire que la petite ville de 30000 habitants a quelque peu vu son profil se modifier. L’arrivée sur les lieux ne laisse, pour ainsi dire, pas de place au doute tant l’organisation est huilée et la prise en charge par la Guardia Civil , dès l’entrée en ville, fluide et efficace. Cette dernière nous indique d’ailleurs prestement la direction des grands espaces de stationnement prévus pour accueillir une foule de bipèdes.

C’est lorsque l’on se rapproche du centre-ville, et plus particulièrement du port de Santa-Pola, que l’on admet sans trop se forcer que claustrophobie et courses internationales ne font pas forcément bon ménage.

Beaucoup de monde au mètre carré, oui, mais une belle et saine ambiance fraternelle dynamisée, si besoin était, par les animations prévus sur le parcours, parcours très roulant et essentiellement « city » et « plage ».

Parcours idéal pour les chronos, très agréable aussi, les autochtones se prêtent volontiers à l’animation et cela semble ne pas être feint. Nous claquons les mains des petits bonhommes et des petites damoiselles qui bordent les couloirs de spectateurs, très fiers des contacts avec les coureurs, se retournant vers leurs mamans respectives pour signifier l’état de la comptabilisation en cours : « 38 », « 39 », « 40 »…

Nous « roulons » donc vers la « meta » au travers des couloirs bordés d’une foule aux prises avec l’ambiance festive. Les ravitaillements sont présents, liquide, solide, éponges. L’immense groupe de coureurs se donne à un moment précis le mot, sans mots dire, et tels ces oiseaux migrateurs qui évoluent au gré d’une dynamique dont on ne sait qui donne le tempo, le pas collectif s’accélère progressivement à partir du 15ème kilomètre.

Les 3 derniers kilomètres sont les plus courts et les plus rapides, si la gestion de la course s’est révélée être un succès, ou bien les plus pénibles et les plus longs dans le cas contraire. On entend souvent dire que l’essentiel est de participer, je préfère pour ma part dire que l’essentiel est de bien gérer sa participation. Comme je l’ai d’ailleurs déjà écrit par ailleurs (Courir un marathon), la motivation interne est bien celle qui garantie les meilleurs résultats.

Chacun arrive donc, puisant dans les ressources à disposition, dans une belle ambiance collective. Il s’en suit la prise en charge directe des coureurs, les couloirs qui nous conduisent aux ravitaillements, copieux et généreux, l’organisation est sans faille, rodée, très pro. Rien à redire, le semi-marathon de Santa Pola est une course à faire, à découvrir.

Je rentre en 01 h 55 mns.

Et je n’ai pour l’heure pas de plus grands plaisirs qui ne vaillent cette première gorgée de bière d’après course.

Bien vu Monsieur Delerm !

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